MKSIM.

La ballade

Ayant ENFIN un peu de temps libre en commun, nous avons décidé, avec mon alcoolyte Pierre Jean, d’aller ENFIN confronter nos deux « avant guerre » le temps d’une ballade. Rurale évidemment, cela fait un moment qu’on a décidé de quitter les centres villes pour le far west. L’idée était donc, comme un peu à chaque sortie, de rallier un bar pour taper une blonde et puis rentrer. Oui je sais « a café racer » ils appelaient ça en 60.

Donc nous v’la parti avec nos deux pétoires. Quel bordel dans le bled. En fait, faut être le premier à démarrer, parce qu’après t’entend plus le moteur de la tienne. Le bruit, l’odeur, la fumée. Mortel. 1ère vitesse, 2éme vitesse, 3ème, WAAAHHAAA, nous voila propulsé à 70 kilomètres à l’heure ahah Mais alors, mais bon sang, mais qu’est ce que c’est cool. Tracer toutes ces routes de campagne désertes avec ces chaleurs de saison. On avait un grand sourire d’enfant d’un côté du bol à l’autre. Enfin surtout moi, parce qu’on s’est rendu compte que la Terrot de PJ venait de péter une soupape… Forcément, c’était un peu poussif… Et puis sa roue arrière se désserrait ce qui faisait sauter la chaîne. Le rêve. Bon, on était pas encore arrivé au bar.

L’itinéraire pour y aller est terrible. Y’aurait des photos incroyables à faire. Mais comme on est pas des spécialistes de la com « lifestyle », on se le garde pour nous. Manquerait plus que les Parisiens se pointent ! On en a déjà eu à Bouzeland pour vous dire (salut Toma !), du coup on fait vachement gaffe.

La triste nouvelle, c’est pas la soupape ni la bécane en rade, non, c’est que le BAR DE LA BUTTE (je te laisse imaginer les jeux de mots adéquats) à mit la clé sous la porte. Ptain, ça fait trop chier. Moi qui raffole de vieux rades pourris ou l’anisette te colle sous le coude sur le comptoir en formica marron. Dès fois j’en suis à me demander si il va en rester dans 10 ans… Faut dire que c’est plus vraiment dans les moeurs de passer au bar, et puis ils vendent plus de clopes… On les aident pas vraiment. Mais ces vieilles façades de dingue d’un autre temps où tout sortait d’un pinceau et pas d’un ordinateur, de les voir disparaître, ça me fout vraiment les boules. Je pense souvent à en racheter un et en faire un bar privé comme point de rendez vous entre amateurs…

Beh tiens, je vais sortir une bécane et trouver un bar pour faire un loto !

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